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Les risques du diabète
L'OEIL
Ce que vous devez savoir :

L’atteinte de l’œil est sérieuse car le diabète atteint la rétine, c’est-à-dire le fond de l’œil, zone très importante avec laquelle on voit les images.
La rétinopathie diabétique évolue très lentement (plus de 10 ans souvent) sans signe.
Le risque de rétinopathie diabétique augmente avec l’âge, l’ancienneté du diabète, le mauvais équilibre de la glycémie, l’élévation de la tension artérielle.
Il a été démontré que le bon contrôle du diabète et de la tension artérielle protégeait la rétine.
En pratique :
Quand consulter l’ophtalmologiste ?
Dès le diagnostic du diabète, puis, une fois par an ou plus souvent en cas de complications (selon avis médical)
Quelle surveillance médicale ?
Examen annuel du fond d’œil complété, en cas d’aggravation, par une angiographie fluorescéinique : photographie du fond d’œil après avoir injecté un colorant qui s’accumule dans les lésions.
Ces lésions pourront être ensuite traitées sans douleur et sans hospitalisation par le laser.
Après une période temporaire de flou, la cicatrisation permet la stabilisation des lésions.
Ce que vous devez faire :
Prendre en charge votre diabète et votre hypertension artérielle.
Les mots clés :
Diabète : menace sérieuse pour la vue. Consultation régulière de votre ophtamologiste.

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LA NEUROPATHIE PERIPEHRIQUE
Le système nerveux comprend :
Le système nerveux central (cerveau, moelle épinière)
Le système nerveux périphérique, composé de nerfs sensitifs (permettant le toucher, l’audition, la vision) et de nerfs moteurs (nécessitant une commande volontaire : par exemple permettant le mouvement).
Le système nerveux autonome ou végétatif, contrôlant de façon involontaire le cœur et les vaisseaux, le système digestif, urinaire et génital.
La neuropathie est le terme médical regroupant les atteintes du système nerveux périphérique et autonome.
Le glucose en excès est toxique pour le nerf : l’influx nerveux circule moins bien. La neuropathie périphérique et autonome est fréquente : présente 1 fois sur 2 après 15 ans d’évolution du diabète et liée à l’équilibre du diabète.
Il est actuellement prouvé que normaliser la glycémie (l’hémoglobine glyquée) retarde l’apparition d’une neuropathie ou améliore celle-ci lorsqu’elle est installée.
Comment reconnaître les signes de neuropathie périphérique ?
Signaler à votre médecin les signes évocateurs d’une neuropathie : fourmillements, démangeaisons, sensations de brûlures, crampes, douleurs, sensation d’orteils engourdis, d’orteils morts, de marcher sur du coton.
Préciser le type de la douleur, le siège, la gène qu’elle vous occasionne, le jour, la nuit.
Signalez à votre médecin la présence de cors, durillons, de cornes, lésions ..
L’examen neurologique :
Il est effectué par votre médecin généraliste avec recherche des réflexes avec un « marteau réflexe » au niveau de la rotule et du tendon d’Achille ; recherche d’une atteinte des sensibilités avec un diapason (vous sentirez une vibration) ou un monofilament (vous sentirez un effleurement).
S’il existe une baisse des sensibilités au niveau de vos pieds, soyez vigilants et examinez quotidiennement vos pieds à la recherche de lésions, qui seront indolores, ainsi que l’intérieur de vos chaussures, afin de vous assurer qu’aucune zone ne risque de vous blesser.
Enfin chez l’homme, le risque de troubles de la sexualité est plus élevé mais peut être traité de façon efficace. N’hésitez pas à en parler à votre médecin.
Traitement :
Avant tout l’équilibre glycémique (Hémoglobine glyquée <7%) qui permet de retarder l’apparition d’une neuropathie, et l’améliore lorsqu’elle est présente.
Un traitement transitoire ou prolongé par insuline peut être proposé, et s’avère souvent efficace.
D’autres traitements peuvent être proposés : ce sont des médicaments de la douleur (antalgiques), des médicaments habituellement utilisés dans l’épilepsie ou la dépression, mais qui s’avèrent utiles dans cette indication .
Mots clés :
Prendre conscience que les sensations douloureuses n’existent plus ou sont amoindries.
Ne pas « oublier vos pieds » mais les examiner quotidiennement à la recherche de lésions, à signaler très vite à votre médecin traitant.

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QUE FAIRE POUR PROTEGER VOS PIEDS DES COMPLICATIONS DU DIABETE ?
« prendre ses pieds en main »
et autour : Pourquoi ? Par qui ? Comment ?


LES LAVER :
Tous les jours avec de l’eau et du savon
Eviter les bains de pieds (inutile, souvent longs, ils fragilisent la peau)
Bien les sécher surtout entre les orteils pour éviter les mycoses
LES REGARDER :
Pour dépister
Photo mycose
Consulter votre médecin pour le traitement
photo crevasse
Raper doucement et consulter un podologue »
photo d’une petite plaie
Consulter immédiatement votre médecin

- laver simplement à l'eau et au savon
- ne pas mettre de produit colorant
- ne pas prendre d'antibiotique
- ne pas faire de bain de pied
Si vous n'y arrivez pas seul, aidez vous d'un miroir
Faites les examiner par quelqu'un de votre entourage
Montrer les à votre médecin à chaque consultation
LES PROTEGER
En mettant des chaussures :
· souples,
· larges
· non serrées (les acheter en fin de journée)
· sans coutures à l’intérieur
· éviter les talons hauts
· vérifier avec votre main que rien ne peut vous blesser à l'intérieur (graviers, cailloux, clous, sable...)
En mettant des chaussettes :
· changer tous les jours
· suffisamment large pour éviter de serrer les mollets
· sans couture
· de préférence en coton, laine
A LA PLAGE COMME A LA MAISON
NE MARCHER JAMAIS PIEDS NUS

LES SOIGNER
Vous avez la peau sèche : masser les avec une crème hydratante (éviter les solutions allergisantes, alcoolisées telles que les spray, déodorants, talc, pommades…)
Vous avez de la corne (hyperkératose) : râper les avec une râpe douce (pas de râpe métallique ni d’objets tranchants) régulièrement sans créer de plaie

Vous avez des cors, durillons etc… : n’utiliser pas de corricide, de pommades
Vous avez des ongles longs :
· les limer de préférence
· les couper, si besoin, au carré pas courts en évitant de vous blesser

CONSULTER UN PODOLOGUE
Si vous êtes adhérent du réseau, vous pouvez bénéficier, si besoin, d’une prise en charge par un podologue du réseau remboursée à 100% sous la forme d’un forfait de 6 séances par an (sans avancer les frais)

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SEXUALITE ET DIABETE
Ce que vous devez savoir :
19% de la population générale masculine présente souvent ou parfois des troubles de l’érection.
Les causes de ces troubles peuvent être nombreuses (utilisation de certains médicaments, problèmes vasculaires, neurologiques, déséquilibre hormonal, dépression, stress, peur de l’échec, problèmes de couple).
Les femmes, pour les mêmes raisons, peuvent rencontrer également des difficultés sexuelles (diminution du plaisir, douleur lors des rapports, infections génitales).
Le diabète peut retentir de plusieurs façons sur le mécanisme sexuel directement ou indirectement :
Directement : les problèmes d’érection peuvent être dus à l’excès de sucre dans le sang, qui, à long terme, peut entraîner :
· une mauvaise circulation du sang
· une moins bonne conduction nerveuse.
Indirectement, le diabète, maladie chronique, peut accroître le sentiment de dévalorisation, aggravé par la survenue de difficultés sexuelles.
Conduite pratique :
· Parler de vos problèmes à votre médecin !
· Equilibrer votre diabète.
· Améliorer l’équilibre psychologique (Une aide psychologique peut être apportée au sein du couple).
· Demander les coordonnées d’un spécialiste (sexologue, andrologue). Des traitements existent.
Mots clés :
Oser en parler.
Equilibrer le diabète.

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DIABETE ET PROBLEMES CARDIAQUES
Ce que vous devez savoir :
Les problèmes coronariens, à savoir l’angine de poitrine (angor) et l’infarctus du myocarde sont plus fréquents chez le patient diabétique.
Le diabète, mais aussi le tabac, le taux trop élevé du cholestérol et l’hypertension artérielle augmentent les problèmes cardiaques.
Très souvent, chez le patient diabétique, les problèmes coronariens surviennent sans douleur, il faut donc les dépister systématiquement.
Les problèmes cardiaques, quand ils sont déclarés, doivent être suivis de façon plus attentive.
Ce que vous devez faire :
· Avoir une alimentation variée et équilibrée en limitant les graisses et les produits sucrés.
· Arrêter le tabac.
· Maintenir une activité physique quotidienne et adaptée.
· Prendre tous les jours le traitement.
· Consulter votre médecin généraliste tous les mois. Il vous adressera chez le cardiologue.
Les mots clés :
Normaliser la tension artérielle
Equilibrer le diabète
Normaliser le cholestérol (surtout le LDL Cholestérol)
Arrêter le tabac.

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L'HYPERTENSION ARTERIELLE
Ce que vous devez savoir :
La tension artérielle est la pression du sang dans les artères. Le premier chiffre concerne la pression systolique (quand le cœur se contracte), le second concerne la pression diastolique (quand il se relâche).
Un chiffre supérieur à 14/9 définit l’hypertension :
· Le premier chiffre doit être inférieur à 14 ou 140 mm de mercure.
· Le deuxième chiffre doit être inférieur à 9 ou 90 mm de mercure.
L’hypertension artérielle augmente considérablement le risque de présenter une complication liée au diabète (cœur – rein- œil).
Votre tension artérielle sera vérifiée à chaque consultation et notée dans le carnet de santé.
Un traitement sera prescrit dès la confirmation du diagnostic (tension artérielle supérieure à 14/9 lors de trois consultations consécutives). Il faut parfois plusieurs médicaments.
Ce que vous devez faire :
· Sous traitement, vous devez consulter votre médecin tous les mois et lui signaler tous faits nouveaux ou problèmes.
· Une consultation chez le cardiologue une fois par an est souhaitable.
· Eviter de rajouter du sel à table.
· Prendre le traitement tous les jours sans oublier et à heure régulière.
· Avoir une activité physique régulière et surveiller votre poids.
· Arrêter le tabac.
Les mots clés :
L’hypertension est dangereuse pour le cœur, les artères, les reins et les yeux.
Elle doit être bien contrôlée (<14/9 sous traitement).
Le traitement est prescrit à vie.

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L'ARTERITE DES MEMBRES INFERIEURS
Qu’est-ce que l’artérite des membres inférieurs ?
Il s’agit de l’athérosclérose située dans la paroi des artères des jambes.
L’évolution de cette maladie réduit progressivement le calibre des artères.
Les conséquences sont :
Une baisse du flux sanguin dans les jambes avec réduction de l’apport en oxygène (ischémie)
Une souffrance des tissus des jambes et des pieds qui deviennent plus fragiles (risque d’ulcération)
Un arrêt brutal de la circulation (thrombose) peut survenir pouvant aboutir à la gangrène.
Comment savoir si on présente de l’artérite ?
Des douleurs d’effort dans un ou les deux mollets, survenant à la marche et disparaissent en quelques minutes au repos.
Des douleurs de repos des jambes à type de crampes.
L’apparition brutale d’une ulcération noirâtre d’un orteil, du bord du pied ou d’un talon.
Parfois, il n’y a pas de signes d’alerte, l’artérite évoluant silencieusement.
Comment dépister l’artérite ?
Votre médecin palpe et ausculte les artères des jambes une fois par an.
Il peut demander si nécessaire un examen Doppler des artères pour mesurer le flux sanguin et voir les rétrécissements des vaisseaux.
Quelles recommandations ?
· Equilibre du diabète.
· Arrêt du tabac.
· Bonne hygiène des pieds et marche quotidienne avec des chaussures
adaptées (souples, larges et à talons plats).
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LA CETOACIDOSE
Ce que vous devez savoir :
De façon exceptionnelle, le diabète peut se déséquilibrer et donner une complication grave : la cétoacidose.
Cette complication arrive progressivement : on peut donc la prévenir et la soigner très vite.
Cette complication ne surviendra que dans certaines circonstances :
· fièvre, infections importantes (pulmonaire, urinaire, grippe …)
· certains traitements : cortisone, traitement de l’asthme donné à forte dose.
Les signes évocateurs sont les suivants :
· Augmentation de la soif, de la fréquence des mictions (urine),
· Troubles digestifs : douleur digestive, nausée, perte de la sensation de faim …
· Perte de poids
· Taux de sucre en permanence au-delà de 2,5 / 3 g/l : à ce niveau, on retrouve du sucre dans les urines (glycosurie). Le risque de complications existe si l’on trouve du sucre et des corps cétoniques dans les urines.
Ce que vous devez faire :
Consultez rapidement votre médecin en cas de fièvre ou d’infection.
Rechercher le sucre et l’acétone dans les urines en cas de doute
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L'HYPOGLYCEMIE
Ce que vous devez savoir :
Hypoglycémie : « manque de sucre ». (taux à définir avec votre médecin).
Chaque personne ressent différemment l’hypoglycémie mais pour une personne donnée, les signes sont souvent les mêmes : il faut apprendre à les reconnaître :
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