LE PAS-DE-CALAIS : UN DEPARTEMENT DEFAVORISE
Le Pas-de-Calais est défavorisé du point de vue sanitaire et marqué par l’inégalité de l’accès aux soins des Diabétiques
L’Etat de Santé de sa population, examiné sous divers angles, se révèle parmi les plus médiocres. Il souffre dans les mêmes temps de déficits de l’offre de soins.
Pour ne citer que quelques exemples, l’espérance de vie est plus courte que la moyenne nationale, amputée de 3 ans pour les hommes et de 2 ans pour les femmes. De douloureux records sont détenus en terme de surmortalité (maladies cardiovasculaires, maladies endocriniennes dont le Diabète, cancers des voies aéro-digestives, alcoolisme...).
En 1995, la région a enregistré près de 36 500 décès. Elle se caractérise par une forte mortalité prématurée : 26 % des décès sont intervenus avant l’âge de 65 ans contre 22 % en France. Une part des décès peut être considérée comme prématurée et évitable en l’état actuel des connaissances médicales, la surmortalité n’est donc pas une fatalité.
Face à cet état sanitaire, l’offre de soins est faible.
La densité de soignants dans le Pas-de-Calais est faible :
Pour 100.000 habitants, le département compte :
- 137 médecins généralistes pour 149 en France,
- 80 médecins spécialistes pour 146 en France,
- 464 infirmiers pour 600 en France.
Soit une densité plus faible de :
- 10 % pour les médecins généralistes,
- 54 % pour les médecins spécialistes,
- 25 % pour les infirmiers.

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